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EXCLUSIF. «Oui, les sanctions tuent en Iran»

ENTRETIEN. De retour du pays, la rapporteuse spéciale de l’ONU Alena Douhan affirme que les mesures américaines entravent l’envoi de médicaments sur place.

Propos recueillis par Armin Arefi

Publié le 03/06/2022 à 20h00, mis à jour le 04/06/2022 à 10h06

 

Alena Douhan, rapporteuse spéciale de l'ONU pour les mesures coercitives unilatérales, donne une conférence de presse à Téhéran le 18 mai dernier, à l'issue de sa visite de douze jours en Iran.
Alena Douhan, rapporteuse spéciale de l'ONU pour les mesures coercitives unilatérales, donne une conférence de presse à Téhéran le 18 mai dernier, à l'issue de sa visite de douze jours en Iran. © ATTA KENARE / AFP

 

 

Elle est la première rapporteuse spéciale des Nations unies à se rendre en Iran depuis 17 ans. Mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour enquêter sur l'impact des mesures coercitives unilatérales sur le respect des droits de l'homme, la Biélorusse Alena Douhan, professeure de droit international et directrice du Centre de recherche sur la paix de l'université d'État de la Biélorussie, se trouvait en République islamique du 7 au 18 mai derniers pour évaluer le poids des sanctions américaines sur le pays. Imposées par Donald Trump en mai 2018, en même temps que les États-Unis se retiraient unilatéralement de l'accord sur le nucléaire iranien, les mesures punitives américaines ont étouffé l'économie iranienne, la monnaie nationale ayant perdu depuis près de 90 % de sa valeur...